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 Le Pen«L’islam est dangereux quand il est dominant»

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HAKIM
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MessageSujet: Le Pen«L’islam est dangereux quand il est dominant»   Dim 25 Fév - 15:58

La demande valait par son seul effet d’annonce. Il y a quelques jours, le Conseil français du culte musulman (CFCM) faisait part, par la voix d’un de ses membres, de son intention de rencontrer les candidats à la présidentielle. Pour leur demander de laisser l’islam en dehors de la joute électorale.

S’emparant de la charge acérée d’Eric Besson, le secrétaire national démissionnaire du PS, contre la politique culturelle de Nicolas Sarkozy, le CFCM cherchait à maintenir la 2e religion de France à l’abri des débats. Surpris par la demande, des observateurs y ont vu un exercice hypothétique. Parce qu’il est lié au vécu de quelque cinq millions de personnes, l’islam ne peut s’inscrire en marge de la politique. Ne serait-ce que le temps d’une virée électorale dans un marché communautaire ou d’une prestation de presse d’un des postulants à l’Elysée.

Nicolas Sarkozy l’a fait en recevant, début février, des représentants du CFCM, de ses structures régionales et d’associations culturelles. François Bayrou s’y est essayé à l’occasion d’une tournée dans une cité communautaire des Yvelines. Invité du quotidien catholique La Croix, Jean-Marie Le Pen ne pouvait échapper au sujet.

Fidèle à ses prises de positions et à son imaginaire politique, le leader du Front national s’est livré - il fallait s’y attendre - à des lectures culturelles et religieuses sous l’angle de l’immigration et de l’élan patriotique. Le «dynamisme de l’islam», dit-il dans une allusion plus policée à sa médiatisation et sa manifestation effervescente en France et dans le monde, tient moins à son discours qu’à la proportion de ceux qui s’en font le relais.

«Le dynamisme de l’islam résulte moins de son prosélytisme que de la pression démographique. Il emprunte naturellement le canal religieux car celui-ci bénéficie d’une certaine complaisance ou indulgence», affirme-t-il. Pour preuve, argue-t-il dans la foulée, en France, «la revendication des mosquées est née avec l’augmentation considérable du nombre des immigrés musulmans, qui sont aujourd’hui environ six millions, dit-on». Une estimation qui lui fait dire, sans aucune autre forme de procès, que «l’islam est dangereux quand il est dominant».

Contrairement aux principaux challengers pour la course de l’Elysée, le dirigeant de l’extrême droite n’a pas témoigné - ni à décharge ni à charge - au procès intenté par la Mosquée de Paris et l’Union des organisations islamiques de France à Charlie Hebdo. François Bayrou y est allé soutenir l’hebdomadaire.

Nicolas Sarkozy en a fait de même au moyen d’un témoignage-soutien lu par Me Kiejman, un des avocats de la défense. François Hollande représentait, dans le même camp, le Parti socialiste. Le Pen ne comptait pas parmi les soutiens du journal satirique «parce qu’on me l’a pas demandé».

Quel commentaire lui inspirent les manifestations qui, tant dans le monde musulman qu’en Europe, ont accueilli l’épisode des caricatures danoises ? «L’islam se montre sans doute plus réactif que ne l’est la religion chrétienne quand elle est moquée ou vilipendée. Et le monde islamique semble plus craint que ne l’est le monde chrétien. Il est vrai que la religion islamique obéit à un précepte de conquête, ce qui n’est plus le cas de la religion chrétienne».

Laïc, Le Pen rappelle son attachement sans concession pour la séparation entre la politique et l’espace culturel. Les religions historiquement adossées au monde occidental avaient fini, non sans passages sanglants rappelle-t-il, par s’y incliner. «En revanche, dans son essence, l’islam a l’immense difficulté de séparer les deux domaines. Quand les musulmans tiennent les commandes, ils soumettent les autres : c’est le cas en Arabie saoudite, en Afghanistan, en Libye, au Soudan. Seuls les États se voulant laïques admettent les religions différentes». Exemple, «l’Irak de Saddam Hussein» où il s’y était rendu à plusieurs reprises.

Parce qu’il ne se plie pas, en France, aux règles de la laïcité, l’islam, recommande le chef du Front national, «devra sans doute être rappelé à l’ordre». Et l’une des manières les plus idoines pour l’y soumettre, c’est de ne pas favoriser «comme on le fait actuellement cette efflorescence extraordinaire de mosquées-cathédrales qui se veulent témoignages d’emprise». Selon le dirigeant frontiste, «il s’en construit partout» en France « dans les grandes et petites villes». Qui plus est, les réalisations sont «publiquement subventionnées» grâce à des concessions de terrains importants et coûteux au moyen de « baux emphytéotiques».

Le propos de Le Pen sur une poussée de mosquées dans le paysage urbain de France ne résiste pas au constat à l’épreuve du terrain. Si plusieurs projets dont ceux, importants de Marseille et de Lille, ont cheminé ces dernières années, la France - vue des airs lépinistes - est loin d’offrir un panorama «minaret».

Des élus locaux le disent et un récent document commandé par le Ministre de l’intérieur chargé des cultes le souligne, conclusions à l’appui. Rédigé par une équipe conduite par l’universitaire Jean-Pierre Machelon, le rapport «sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics» ne vas pas dans le sens de Le Pen. «L’islam, en phase de rattrapage intense, rencontre toujours des difficultés pour financer ses lieux de culte, notamment en termes de trésorerie», constatent les rédacteurs du rapport au rang desquels l’avocat de la Mosquée de Paris, Me Chemseddine Hafiz. Les projets «à forte visibilité» comme celui de Marseille «ne sauraient masquer le déficit structurel que connaît l’islam en matière d’équipements culturels».Dans son interview avec «La Croix», Le Pen souligne son opposition à la mise en place du CFCM. Née d’un processus entamé en 1999 du temps de Jean-Pierre Chevenement, aboutie avec Nicolas Sarkozy, l’instance dirigée par Dalil Boubekeur n’a pas sa place aux yeux du chef lépiniste. «Je suis contre l’organisation d’une hiérarchie musulmane que la religion musulmane n’a pas elle-même sécrétée. Je suis pour la laïcité de l’État, qui n’a pas à encourager ni à combattre les religions.La loi de 1905 reste une bonne base pour la cohabitation pacifique des religions».
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MessageSujet: Re: Le Pen«L’islam est dangereux quand il est dominant»   Dim 11 Mar - 17:51

"La caravane passe et les chiens aboient"
il n'y a pas un vendredi ou on ne voit pas un nouveau converti à l'Islam(un ou une qui embrasse l'Islam) et sont tous français de souche ;alors que Le Pen s'inquiète ,ça ne change rien.(en France bien sur).
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