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 Nouvelle économie et système politique

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HAKIM
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MessageSujet: Nouvelle économie et système politique   Dim 8 Avr - 0:57

par Riadh Bouriche: Docteur En Sciences Politiques (Politologue)

La nouvelle économie est définie comme étant le domaine des activités économiques essentiellement basées sur les technologies de l'information et de la communication (TIC).

L'expression « nouvelle économie » est apparue il y a quelques années, et avec l'essor d'Internet, nous sommes entrés dans « la société de l'information » qui offre de nouvelles opportunités. Ainsi, le développement des TIC est l'enjeu d'une compétition mondiale y compris pour les pays en développement, dont tout le monde s'accorde à dire qu'ils pourraient combler le « fossé numérique » qui les sépare des pays industrialisés. En effet, les pays en développement, s'ils progressent dans ce secteur, pourront en tirer des bénéfices considérables en matière de croissance économique, mais aussi dans des domaines tels que les politiques sociales, la santé publique, l'éducation, la protection de l'environnement, ou encore le développement démocratique, la création d'institutions, les droits de l'homme..

La nouvelle économie est donc une réalité qu'il convient de comprendre. Les économies du monde sont entrées ou sont en passe d'entrer, avec plus ou moins d'avance, dans un nouveau cycle, qualifié parfois de nouvelle révolution industrielle, avec des comportements et des raisonnements nouveaux. D'ailleurs, on assiste à un foisonnement de nouveaux termes tels que commerce électronique, start-up, mailing, la démocratie électronique.. qui n'existaient pas il y a quelques années. Mais ce qui constitue un changement fondamental dans le passage de l'ancienne à la nouvelle économie avec une autre vision politique, c'est la dimension de l'espace-temps. En effet, le fondement de l'économie est l'échange et celui-ci s'effectue au rythme de la communication. Aujourd'hui, les informations s'échangent d'un bout à l'autre de la planète de façon instantanée. Aussi, ces bouleversements ont des conséquences sur l'organisation des sociétés.

Par exemple, dans les pays développés, l'organisation des entreprises et des institutions et donc l'organisation du travail sont en train de changer. Auparavant, un homme seul pouvait créer et développer sa propre entreprise et s'entourer d'un nombre de salariés plus ou moins important.

Aujourd'hui, la nouvelle économie est l'économie du partenariat à plein temps, par opposition à l'économie du salariat qui est celle du lien de subordination.

Un autre changement de taille est celui des schémas de la société car, l'économie fait partie de l'ensemble social. Ainsi, il semble que dans cette nouvelle économie qui est une économie de la connaissance, les réseaux du savoir et de la science prennent le pas sur les cercles du pouvoir. En outre, la nouvelle économie se caractérise par l'action, le dynamisme, le renouveau, or il semble qu'au contraire, l'immobilisme soit le trait de caractère du système politique qui n'y croit pas à la notion du savoir et de la compétence. Un immobilisme qui n'est malheureusement pas signe de prudence mais plutôt d'incompréhension. On peut alors se demander si le politique a sa place dans la nouvelle économie. La réponse est assurément positive, mais si elle a toujours besoin du politique, la nouvelle économie appelle à de nouvelles régulations. En effet, il sera difficile d'atteindre la nouvelle économie si le système politique continue de fonctionner de manière « archaïque » sans se référer à la norme scientifique. Il faut donc rompre avec les anciennes méthodes et faire évoluer le paysage politique.

Ainsi, pour ne pas rater le train de la nouvelle économie, l'Etat doit créer l'environnement propice afin de pouvoir se saisir des opportunités offertes par les nouvelles technologies et d'éviter que le fossé avec les pays développés ne se creuse encore.

A ce propos, les recherches récentes en économie comparative montrent que les écarts de développement proviennent moins de la quantité et de la qualité de ressources disponibles que de la manière dont les institutions organisent l'utilisation et la répartition de ces ressources. Il ne suffit donc pas de dépenser plus pour résoudre les problèmes. En d'autres termes, la persistance et l'aggravation de nombreux problèmes sociaux dans les pays en développement ne s'explique pas seulement par l'insuffisance des moyens financiers qui leur sont consacrés, ils peuvent aussi résulter d'un usage inefficient des instruments et des fonds publics. Il est nécessaire de mettre en place un cadre institutionnel capable de produire les incitations nécessaires à l'efficacité, d'exercer un contrôle sur les décideurs publics et de garantir leur responsabilité. Pour cela, il s'agit de prévoir des procédures d'évaluation transparentes des politiques publiques et des sanctions effectives et efficaces en cas de détournement ou de gaspillage des fonds publics.

Enfin, selon les spécialistes, la pression exercée par la compétition électorale ne constitue pas une incitation suffisante à l'efficacité de l'action publique. D'une part, le clientélisme, qui est le fait pour un homme ou un parti politique de chercher à élargir sa clientèle par des procédés plus ou moins démagogiques, peut entraîner des effets positifs pour la production de biens privés, mais a des effets néfastes sur la production de biens publics, car il implique des décisions concernant ce qui engage la collectivité au nom d'intérêts privés. D'autre part, l'évaluation globale de la politique gouvernementale par le vote doit nécessairement être accompagnée d'une évaluation continue des politiques et des finances publiques. Les innovations institutionnelles supposées garantir un contrôle efficace des citoyens et une sanction adéquate de la responsabilité publique, constituent ainsi une priorité puisqu'elles sont un élément primordial à la construction d'une démocratie effective.
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