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 Une semaine après les attentats du 11 avril

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Moh
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Moh

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MessageSujet: Une semaine après les attentats du 11 avril   Ven 20 Avr - 1:08

Les 7 jours qui ont bouleversé les Algériens


Les attentats contre le Palais du
gouvernement et le siège de la Division est de la DGSN à Bab Ezzouar ont
replongé les Algériens dans la peur. Fausses alertes, avertissement alarmant de
l’ambassade américaine, nouvel attentat kamikaze au Maroc, depuis une semaine,
la capitale est en proie à un climat d’épouvante.


Des ouvriers éparpillés dans les étages du Palais du
gouvernement placent des cadres aux fenêtres. D’autres au sol déchargent des
vitres. Les carreaux sont acheminés par l’entrée du bureau d’ordre fraîchement
cimenté.
À quelques pas, en bordure d’un pavé de fleurs, des gerbes de roses
sont posées. La plus grande vient d’être déposée par le Chef du gouvernement et
le ministre de l’Intérieur. Elle est entourée de petits bouquets que les
familles des victimes, ayant pris part à la cérémonie de recueillement, ont
apportés.
Des militants d’une des ailes du MDS ont aussi leur couronne.
Surpris par la parade des officiels (d’autres ministres accompagnaient le chef
de l’Exécutif), ils ont pensé un instant annuler cette escale et se rendre
directement au commissariat de Bab Ezzouar. Mais, ils se sont ravisés. Aux
environs de 11 heures, une procession à laquelle s’est jointe Chérifa Khaddar,
présidente de Djazaïrouna, association des familles des victimes du terrorisme
de la Mitidja, franchit le périmètre de sécurité, aux alentours du siège de la
chefferie du gouvernement.
Empêchés par les policiers, une heure plutôt,
d’approcher les membres du gouvernement, les journalistes ont eu accès aux lieux
par la suite. Outre les fleurs, des bougies allumées sont déposées sur les
rebords du pavé. Une minute de silence est observée. Aussitôt après fusent des
slogans hostiles au terrorisme. Le répertoire de la décennie noire est exhumé.
“Dhebahine, qetaline ou qoulou moudjahidine” (tueurs, égorgeurs et se disent
moudjahidine), scandent les militants du MDS. Dans la rue, encore interdite à la
circulation, point de badauds.
Les policiers, les pompiers et les maçons
étant les uniques spectateurs. La commémoration se déroule presque à huis clos.
Mercredi dernier, presque à la même heure, à cet endroit précis, des morts
gisaient sur le sol.
Des employés du Palais du gouvernement, des agents de
sécurité postés à l’entrée notamment, des automobilistes et des piétons étaient
soufflés par l’explosion de la voiture piégée. Kamikaze malgré lui, son
conducteur était sacrifié par ses pairs. Selon le ministre de l’Intérieur, un
système de télécommande avait été actionné à distance.
Dans les débris, la
suie et la poussière, les secours ont extirpé les dépouilles d’une trentaine de
victimes (d’après un bilan définitif des attentats). À Bab Ezzouar, entre les
deux véhicules bourrés d’explosifs distants d’une soixantaine de mètres, les
pompiers ont retiré de la ferraille des voitures des automobilistes, pris dans
la souricière. Trois des victimes étaient leurs collègues. Ils rentraient à la
caserne limitrophe du siège de la Sûreté urbaine quand la mort a barré leur
chemin. Jeudi est un jour d’enterrements. La prière de l’absent est accomplie
dans toutes les mosquées du pays.
Dans leurs prêches, les imams condamnent
le terrorisme. L’ENTV fait appel à Youcef El Karadaoui, cheikh d’El-Azhar, pour
stigmatiser les prophètes de l’apocalypse. Tour à tour, Abdelaziz Belkhadem et
Nouredinne Yazid Zerhouni meublent aussi la lucarne.
Le Chef du gouvernement
apparaît à la télévision au soir du double attentat. Le visage blême et les
traits tirés, il annonce que le président de la République a réuni la commission
de sécurité. Le lendemain, le ministre de l’Intérieur, sans donner de détails
sur les résultats de cette rencontre, assure que le dispositif de sécurité sera
renforcé. Par ailleurs, il appelle les citoyens à être vigilants et à défendre
la réconciliation nationale. La population est sous le choc. Elle a peur.
Samedi, alors que la ville assommée reprend peu à peu ses esprits, de nouveaux
attentats kamikazes ont lieu à Casablanca, au Maroc. Intra-muros, un
avertissement de l’ambassade américaine à Alger fait souffler un vent de
panique. Selon les responsables de la mission, des attentats à la bombe étaient
prévisibles dans la journée à la Grande-Poste et au siège de la télévision, au
boulevard des Martyrs. L’information est relayée par les chaînes satellitaires
étrangères. Affolés, les Algérois se réfugient chez eux. De son côté, le
gouvernement garde le silence pendant 24 heures. Yazid Zerhouni réagit en
premier. Pressé par les journalistes, pendant la tournée du président Abdelaziz
Bouteflika, dimanche à Alger, il parle de “manœuvre”. “Qui a intérêt à semer la
panique dans le pays ?” s’est-il demandé. Dans l’après-midi, le ministère des
Affaires étrangères convoque le chargé d’affaires de la représentation
américaine. L’alerte est qualifiée de “fantaisiste et inacceptable”. De même,
des allégations, selon lesquelles les terroristes sont des étrangers, sont
réfutées par le ministre de l’Intérieur. “Malheureusement, ils sont tous
Algériens”, révèle-t-il. Deux sont connus pour être des repris de justice.

L’un habite un bidonville de Bourouba. Le second au Télemly. Les anciens
fiefs terroristes sont épouillés par les services de sécurité. L’esprit de
civisme des citoyens est mis à contribution. Un numéro vert est mis à leur
disposition. “Il faut compter sur le peuple. Il doit bouger”, martèle le chef de
l’État. Attendu dans un discours à la nation, M. Bouteflika se contente de brefs
messages distillés lors de sa visite aux victimes des attentats, au CHU
Mustapha-Pacha.
Lundi à Constantine, il accomplit une tournée marathonienne
ponctuée par une série d’inaugurations, mais confie à son Chef du gouvernement
la mission de faire une allocution à sa place, à l’université Émir-Abdelkader, à
l’occasion de la Journée du savoir.
Le peuple que le Président veut “voir
bouger” manifeste mardi. Les caméras de l’ENTV font le compte-rendu des marches
organisées dans plusieurs wilayas du pays et d’un rassemblement à la coupole du
5-Juillet à Alger. Officiellement, ces messes sont une initiative des partis
politiques et de la société civile pour condamner le terrorisme et soutenir la
réconciliation nationale.
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